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  PARTIE 1. LE POINT SUR LA CANDIDOSE ET SON TRAITEMENT BASIQUE

 

 

 

Dès notre naissance, nous vivons continuellement dans un univers de microbes, et sommes les hôtes d’une myriade d’agents microbiens avec lesquels nous entretenons chaque jour des relations dites « symbiotiques ». C’est-à-dire que les millions de bactéries et de champignons qui résident dans notre nez, notre bouche et nos gencives, notre gorge, nos poumons, nos intestins ... ne déclenchent chez nous aucun trouble, ne sont responsables d’aucune maladie. Ces micro-organismes font donc partie intégrante de notre vie au même titre que notre nourriture, ou que les innombrables produits chimiques qui nous entourent toujours plus. On a dénombré plus de 400 espèces différentes de microbes (autochtones) vivant normalement dans les intestins d’un individu sain. La plupart d’entre eux participent à un certain nombre de processus physiologiques, comme la dégradation des pigments biliaires, la fabrication de la vitamine K, le frein du développement des levures ou champignons, ou encore l’information immunitaire (par stimulation constante des capteurs immunologiques que sont les plaques de Peyer, localisées tout au long de la paroi de notre intestin).

 

Cet environnement microbien dans lequel nous baignons sans cesse reste pour nous indifférent tant que notre défense immunitaire est correcte. Il ne commence à nous poser des problèmes que lorsque la résistance de notre organisme se met à décliner. La défense immunitaire est un processus qui englobe un ensemble de mécanismes compliqués qui collaborent dans le but de protéger notre organisme contre l’agression de ces microbes. Un des mécanismes les plus importants de cette défense s’effectue grâce à la destruction des microbes par des cellules spécialisées: les globules blancs. Mais cette défense nécessite également, pour être performante, d’un apport d’acides aminés, de vitamines A, C, B1, B6, B12, biotine, niacinamide, acide panthoténique, ainsi qu’un équilibre minéral satisfaisant. Si un seul de ces éléments vient à faire défaut, la production de globules blancs peut diminuer et la défense liée à ces globules se trouver en défaut. Il existe un autre système de défense qui est liée à la production de certaines protéines. Lorsque notre organisme est correctement nourri, un certain groupe de cellules blanches sont capables de sécréter des protéines particulières que l’on a coutume d’appeler les anticorps. Ces substances qui sont faites de chaînes d’acides aminés, se collent littéralement sur les microbes pour les rendre inoffensifs, et permettre ensuite leur reconnaissance, et leur absorption par les globules blancs. L’invasion de l’organisme par un microbe suscite toujours la production d’anticorps spécifiques dirigés contre ce microbe et pas un autre. Une fois que les cellules blanches ont synthétisé des anticorps spécifiques, elles sont capables de les fabriquer à volonté selon les nécessités de la défense immunitaire, si elles trouvent une concentration suffisante d’acides aminés, de vitamines, de sels minéraux, d’enzymes, et d’oligo-éléments[i]à leur disposition.

 

Il est donc important de comprendre que la plupart des maladies infectieuses n’arrivent pas parce qu’un microbe déterminé se met subitement à attaquer notre organisme, mais plutôt parce qu’à un moment donné, notre défense immunitaire se trouve déficiente, permettant ainsi l’intrusion d’un microbe, ou le développement d’une forme microbienne à partir de l’organisme. Ce déficit immunitaire est le plus souvent la conséquence directe d’une alimentation erronée qui ne fournit pas à l’organisme la quantité suffisante d’un ou plusieurs éléments nutritionnels que nous avons cité plus haut. Ainsi, une maladie de type infectieux peut survenir lorsque les conditions intérieurs de défense immunitaire s’affaiblissent, et deviennent favorables à sa survenue. Il existe bien sûr d’autres circonstances favorisant le développement d’un type de micro-organisme plutôt qu’un autre et c’est plus particulièrement celles qui concernent le champignon dénommé le plus souvent par le nom de « CANDIDA ALBICANS »[ii] que nous allons maintenant étudier.

 

Parmi les centaines d’espèces microbiennes qui habitent normalement notre corps, il existe un champignon microscopique commun, qui est lui aussi normalement présent chez tous les individus. Nous verrons au chapitre suivant la raison pour laquelle on a attribué à la souche la plus souvent rencontrée le qualificatif « Albicans » qui veut dire « blanc ». A l’état normal cette levure vit en commensal sur les muqueuses de nos organes digestifs, dans notre bouche, notre estomac et nos intestins, sans y causer le moindre trouble. On ne le trouve pas sur la peau lorsque celle-ci est saine.

 

Mais, pour diverses raisons que nous allons voir dans le détail, le champignon peut se développer et être à l’origine d’un certain nombre de troubles. Le développement excessif du candida albicans est effectivement tenu pour responsable d’un nombre important de symptômes dont l’ensemble peut même constituer une véritable maladie. Les organes qui sont alors le plus souvent envahis sont: le tractus gastro-intestinal, l’appareil génito-urinaire, le système endocrinien, le système nerveux, avec dans tous les cas une répercussion sur le système imunitaire. Certaines allergies sont également dues au développement du Candida[iii].

 

Il est curieux de constater que les multiples aspects que peuvent prendre les symptômes témoignant du développement excessif de notre micro-champignon sont le plus souvent méconnus...! Et pourtant, il faut insister sur le fait que de nombreuses perturbations fonctionnelles de notre santé sont dues au développement excessif du candida albicans et que nous (les médecins et les thérapeutes) n’y pensons pas suffisamment, ou en tous cas pas assez fréquemment. Les américains ont parlé du "Yeast syndrom" ou syndrome de candidose chronique qui sévit de plus en plus communément. Mais l'ampleur réelle de cette entité clinique a été surtout reconnue aux U.S.A. grâce à la parution de deux livres capitaux sur le sujet: "The Missing Diagnosis"[iv] (Orion Truss) et "The Yeast Connection"[v] (William Crook). Selon les études épidémiologiques les plus récentes, on estime en effet qu’ environ 80 millions de personnes souffrent de candidose chronique et de leurs conséquences aux États-Unis.

 

Nous verrons que le développement du candida albicans est le plus souvent la conséquence de l’usage répétitif des antibiotiques[vi]. En effet, ceux-ci détruisent la flore intestinale microbienne qui, comme nous l’avons vu, vit en symbiose avec le reste de l’organisme et empêche la multiplication excessive des levures. Lorsque l’utilisation des antibiotiques a commencé à être largement répandue, on a rapidement remarqué une recrudescence des affections par les champignons. Au début, l’habitude avait été prise de prescrire systématiquement des médications anti-fongiques[vii] conjointement aux antibiotiques afin d’éviter ce problème, mais, par la suite, cette pratique a été abandonnée pour des raisons inconnues.

 

Sans incriminer les traitements médicaux par antibiotiques, eux-même dérivés de cultures d’autres champignons, il faut remarquer que l’usage systématique de ces mêmes antibiotiques dans l’élevage intensif des bovins, et en particulier des veaux, est un des facteurs de promotion important des candidoses chroniques, lié à la consommation régulière de la viande de ces animaux.

 

 

 

candidose 2

 

En plus de l'utilisation des antibiotiques, le développement excessif du Candida dans le tractus gastro-intestinal peut également être provoqué par l'usage d'autres drogues tels que les corticoïdes, les médicaments anti-ulcéreux, les contraceptifs oraux, ainsi que par la carence des sucs digestifs, et bien sûr, par un excès de sucre dans l'alimentation [viii].

 

On doit remarquer que statistiquement, les infections par le candida albicans touchent plus les femmes que les hommes. A cause des conditions particulières de chaleur et d’humidité qui règnent dans le vagin, celui-ci est l’organe le plus souvent atteint. Mais nombreux sont également les troubles digestifs chroniques qui sont dus au développement du champignon dans le tube digestif et l’intestin. Ceux-ci produisent des agents chimiques toxiques[ix] qui sont responsables de symptômes à distance, tels que prurits anal et cutané, diarrhée chronique, ou constipation opiniâtre, irrégularités menstruelles, règles douloureuses, infections vésicales, fatigue, maux de tête, acné, dépression, anxiété, nervosité, prise de poids inexpliquée, colite, gastrite, oesophagite, gingivite, etc ... Ces symptômes qui sont très variés, sont généralement difficiles à relier à une même origine. De plus, les toxines[x] produites par le champignon perturbent le système immunitaire, permettant ainsi son plus grand développement.

 

Il faut mettre l’accent sur un syndrome très particulier, qui concerne de nombreuses femmes, et qui est en grande partie la conséquense d’une infection chronique par le candida albicans. Il s’agit, soit de prises de poids inexpliquées, ou excessives par rapport à l’apport alimentaire, soit, de personnes qui, malgré un régime sévère et une attention soutenue, n’arrivent plus à perdre de poids. Après avoir facilement perdu les premiers kilos, elles se trouvent comme bloquées à un poids qui ne varie plus, ou très difficilement.

 

La première infection par le candida albicans est généralement légère et passagère. Elle peut le plus souvent guérir spontanément, si les défenses immunitaires reprennent rapidement le dessus. Mais chez certaines personnes, l’infection devient récidivante et les rechutes se succèdent. Peu à peu, les symptômes deviennent chroniques et les défenses immunitaires ont été si souvent sollicitées qu’elles tolèrent désormais cette infection chronique, incapable de l’éliminer.

 

On pourrait penser que l’emploi d’antibiotiques spécifiques aux champignons soit suffisant pour éradiquer rapidement et définitivement cet hôte indésirable lorsqu’il prend une place trop importante dans notre économie interne. Il n’en est rien, car les champignons ont un caractère particulier: la tenacité. Lorsqu’une infection par un champignon se déclare, et prend une ampleur qui devient gênante, le recours à une substance chimique qui lutte contre le développement de ce champignon est souvent indispensable, et son effet est relativement rapide. Mais bien souvent, l’infection revient peu de temps après l’arrêt du traitement. Elle est dite récidivante. Si on continue à la traiter uniquement par un antibiotique, elle prendra rapidement un caractère chronique, répondant de moins en moins à la thérapeutique chimique utilisée seule. Si l’on désire obtenir un résultat durable, on s’aperçoit qu’il est absolument nécessaire d’associer un certain nombre de mesures qui contribueront à maintenir un développement normal des champignons dans l’organisme. L’alimentation, les mesures hygiéniques, et les thérapeutiques naturelles y tiennent une large place. Elles sont indispensables pour obtenir un résultat durable. On doit d’ores et déjà insister sur la nécessité de traitements longs pour venir à bout d’un déséquilibre de notre flore microbienne en faveur des champignons.

 

 

Qui est le Candida Albicans ?

 

Dans la nature, les champignons microscopiques sont des organismes adaptables à des conditions extrêmes. Leur principale fonction est de recycler les débris organiques. Il n’existe probablement aucune substance capable d’éliminer radicalement les champignons. On en retrouve dans l’alcool et même dans des solutions contenant de l’acide sulfurique. Des centaines de milliers d’espèces se développent naturellement, et la plupart sont saprophytes, mais quelques espèces sont parasites et responsables de la destruction de certaines variétés d’arbres comme les ormes. Des champignons thermophyles sont rencontrés dans certaines grottes à des températures pouvant atteindre jusqu’à 50° ou plus; à l’inverse, des champignons cryophiles vivent sur les glaciers dans l’Antarctique.

 

Les champignons comprennent les levures et les moisissures. Les levures sont des champignons unicellulaires dont les dimensions sont de 4 à 6 µ. Leur multiplication est rapide dans un milieu riche en sucre ou en amidon, et elles peuvent plus facilement croître en milieu acide (pH voisin de 4). Les moisissures croissent à partir d’une graine (spore) qui pousse, s’étire en longs filaments (appelés les hyphes), dont la configuration finale est connue sous le nom de mycélium.

 

On connaît 9 espèces de candidas, dont 6 peuvent être impliquées dans la pathologie humaine[xi]. Le candida albicans, qui nous intéresse ici, est donc une levure saprophyte[xii] des muqueuses qui se reproduit par bourgeonnement cellulaire asexué. Une cellule-mère peut former de nombreux bourgeons dans diverses directions. Lorsqu’un bourgeon est assez gros, il s’étrangle et se sépare de la cellule-mère pour former une cellule-fille. La paroi cellulaire conserve une petite cicatrice. On trouve à l’état normal le candida albicans aussi bien sur la peau que sur les muqueuses des individus sains. Ceci explique qu’on puisse le rencontrer en faible abondance, dans les cavités buccales, les muqueuses génitales et l’intestin de tout individu. Toutefois, aucun symptôme n’est lié à sa présence. Candida albicans fait partie, en particulier, des composants normaux de la flore intestinale.

 

Le candida albicans a la particularité de pouvoir passer de la forme levure (cellules arrondies ou ovoïdes, groupées en petits amas) à la forme de moisissure (les cellules s’allongent alors et se développent pour prendre l’aspect de filaments, de pseudo-hyphes, de pseudo-mycéliums), et vice versa. Grâce à ce dimorphisme, il se soustrait aux mécanismes de défense liés à l’immunité cellulaire. Rarement une seule forme existe. On peut dire que la forme levure est la forme saprophyte, et vit en symbiose avec l’organisme hôte, alors que la forme moisissure mycélienne est la forme parasite et donc pathogène et susceptible de provoquer des symptômes. Lors du passage d’une forme à l’autre, le champignon subit des modifications de forme et de synthèses enzymatiques qui correspondent en fait à une adaptation de survie à un milieu devenu défavorable.

 

Alors que la forme levure est non-invasive, la forme mycélienne (qui est l’aspect que prend la moisissure) est capable de pénétrer la muqueuse. Au niveau de la muqueuse gastrique et intestinale par exemple, elle est capable de s’infiltrer jusqu’au vaisseaux sanguins et lymphatiques profonds et de permettre ainsi la pénétration sanguine de nombreuses substances intestinales dont la plupart sont antigéniques[xiii]. De plus les candidas sécrètent de nombreuses toxines. On connait en effet 79 substances chimiques différentes sécrétées par les différentes espèces de candida albicans. Chaque espèce de candida albicans pouvant en sécréter environ 35 différentes.

 

Cette capacité particulière de transformation et de sécrétion provoque une confusion de notre système de défense qui cherche à repérer les formes et à identifier les toxines. Devant un adversaire si versatile, le nombre d’anticorps fabriqués vis-à-vis des nombreuses toxines est important, mais devient rapidement inutile. Par contre, cet excès d’anticorps provoque l’apparition de syndromes allergiques. Le sujet atteint se met à devenir intolérant aux parfums, aux produits de nettoyage, aux odeurs de peinture ou d’essence, à la fumée de cigarette, aux anesthésiques locaux, au soleil....


Il est important de distinguer deux stades de l’agression par le Candida Albicans.

Le stade digestif, ce que l’on appelle généralement le « réservoir de germes » est situé, pour le Candida Albicans, dans le tube digestif. Le Candida est donc un hôte normal de notre système digestif. Il s’y trouve toujours en très petit nombre, et ne provoque aucun symptôme spécifique. Un certain nombre de facteurs prédisposants, qui sont des situations ou des comportements, provoquent de développement sélectif du Candida Albicans dans le tube digestif. Ces facteurs prédiposants sont les suivants :

 

 

1. Alimentation riche en sucreries, en sodas, surtout en sucres rapides raffinés.
2. Grossesse unique ou multiple (durant la grossesse)
3. Traitement par des corticoïdes.
4. Traitements par des antibiotiques, en particulier ceux du type Tétracycline, et Pénicilline.
5. Chimiothérapie anti-cancéreuse, radiothérapie, maladies chroniques longues et débilitantes, malnutrition chronique, pose cathéters à demeure.
6. Prise de pillules contraceptives
7. Suralimentation

 

 

C’est tout d’abord la reconnaissance de facteurs de risques, dans les antécédents de la personne concernée, qui peuvent être responsables du développement anormal du candida albicans, qui oriente vers le diagnostic de mycose digestive. A ce stade de la maladie, il n’y a pas d’autre test réellement véritable permettant un diagnostic valable. La recherche du champignon dans les selles (coproculture) peut apporter une confirmation, mais cette recherche peut rester négative (faux négatifs), et n’est pas un facteur d’exclusion.

 

C’est donc au niveau de l’estomac et des intestins que se multiplient les candidas, le tube digestif constituant le plus important réservoir de candida albicans. Ils y provoquent des troubles digestifs chroniques: aigreurs, douleurs oesophagiennes, douleurs d’estomac, sensations d’être rassasié dès les premières bouchées, gaz, ballonnements, diarrhées, constipations. Le ventre se met à gonfler dès que l'on a mangé, obligeant à dégrafer la jupe, ou à desserrer la ceinture. La colite intestinale constitue sans doute le symptôme le plus fréquent et probablement le plus banal en cas de candidose chronique.

 

candidose  

Dans un deuxième temps, le champignon migre hors du tube digestif, et provoque des troubles principalement cutanés, et des troubles des muqueuses :

 

Vers le haut du tractus digestif, la migration provoquera du muguet, des eczémas mycosiques du cou, du cuir chevelu (un grand nombre de chute de cheveux sont dus à un eczéma mycosique du cuir chevelu), un eczéma des aisselles, de la poitrine.

 

Vers le bas du tractus digestif, la migration sera responsable d’eczéma péri-anal. Le rectum semble être le réservoir le plus probable pour une infection du vagin, lors de vaginite à candida albicans. Il est en effet fréquent d’isoler le champignon au niveau du rectum des femmes atteintes de cette affection. Chez l’homme au contraire, la balanite mycosique est plutôt secondaire à une contagion après un rapport sexuel. Les mycoses des pieds et des ongles des doigts de pied sont également toujours secondaires à un développement trop important du champignon dans le tube digestif.

 

Le traitement comporte plusieurs aspects. Il est en effet impératif d’associer au traitement local, un traitement du tube digestif ainsi qu’un traitement alimentaire et un traitement général sous peine de voir l’eczéma mycosique ou la vaginite prendre un caractère récidivant.

 

 

Traitement Local, Traitement Général

 

Il est ici possible d’utiliser de l'argent colloïdal pour les eczémas cutanée, ou des ovules gynécologiques pour les vaginites mycosiques. Mais, si ce traitement est indispensable pour traiter les poussées de candidose cutanéo-muqueuses, il reste insuffisant pour régler le problème de fond.

 

Le traitement général de la candidose chronique va donc tendre à réduire les facteurs de promotion de la croissance du champignon. Dans cette perspective, quatre points vont être particulièrement importants lors de la prise en charge thérapeutique:

 

Point 1: Un régime strict à suivre pendant la période du traitement, et même après (avec la possibilité de l'assouplir à mesure que l'infection diminue)
Point 2: Un programme thérapeutique dirigé contre les candidas.
Point 3: Des mesures contribuant à rétablir une hygiène intestinale correcte.

 

Il faut d’ores et déjà insister sur le fait que tout traitement des candidoses chroniques doit être poursuivi fidèlement pendant plusieurs mois pour obtenir des résultats durables. L’alimentation surtout, une fois corrigée, ne doit pas à nouveau se dégrader et revenir aux anciennes habitudes d’excès de sucres sous peine de rechutes.

 

 

Point 1 : Le régime alimentaire


La correction de l’alimentation est un des aspects les plus importants du traitement de fond des candidoses chroniques. Ce régime doit éliminer le sucre raffiné, et certains autres sucres tels que le fructose, le sucrose, les jus de fruits citriques, le miel, le sirop d'érable car le candida se développe dans un milieu riche en sucre. Le but de ce régime est d'affamer le candida. Les levures sont capables de fermenter les sucres alimentaires [xiv], et la plupart des sucres favorisent la croissance des levures [xv] (sucrose, glucose, lactose, maltose, fructose...). L’élimination des amidons céréaliers est également un point important du traitement, en particulier les graines conduisant à la production de maltose [xvi]. C’est en effet le sucre sur lequel le candida se développe le mieux. Ils doivent donc tous être évités avec soin pendant le régime. Certains auteurs autorisent les fruits dans le régime alimentaire anti-candida, mais l'expérience prouve qu'il est préférable de les éliminer totalement.

 

Doivent également être évités les aliments contenant une teneur importante en levure ou en moisissures comme le pain et les fromages, les boissons alcooliques, les fruits secs, les cacahuètes.
Le lait et les produits laitiers doivent être évités à cause de leur haute teneur en lactose qui est le sucre du lait, et la présence fréquente d'antibiotiques.
De même, tous les allergènes connus doivent être éliminés, car les allergies affaiblissent le système immunitaire, ce qui offre un environnement plus propice pour le développement du champignon.


Les autres aliments peuvent être consommés librement, y compris les légumes, les aliments pourvoyeurs de protéines (légumineuses, viande, poulet, poisson), et les céréales complètes. Certains fruits peuvent être permis en fonction du ressenti de chacun, mais toujours en apport limité: pommes, cerises, baies, poires.
Un aliment particulièrement bon pour lutter contre les candidas est l'ail, qui a montré une activité fongicide sur un grand nombre de souches de champignons [xvii]. L'ail est particulièrement active sur le candida albicans, beaucoup plus que la nystatine, le violet de gentiane, et 6 autres antifongiques connus [xviii].

 

Le régime type


Les aliments qui peuvent être consommés librement sont les légumes (exceptés ceux qui ont été cités précédemment), les sources habituelles de protéines (légumineuses, viande, poulet, poisson, dinde...) ainsi que les céréales complètes (en évitant toutefois celles trop riches en gluten comme le blé et le seigle).


SUCRES: Bannir à tout prix les aliments riches en hydrates de carbone raffinés, en sucre raffiné (sucrose, fructose). Eviter les jus de fruits citriques, le miel, le sirop d'érable, les fruits secs, les fruits en général. Limiter la consomation de légumes riches en hydrates de carbone comme les pommes de terre, le maïs, le panais.
ALCOOLS: Eviter l'alcool, autant que possible.
FERMENTS: Eviter les aliments contenant des levures, ou des moisissures, ou des ferments comme le pain, les fromages fermentés, les champignons crus, le vinaigre, les boissons fermentées (bière, cidre...), la sauce soja, le tamari, les yogourths
CEREALES RICHES EN GLUTEN: Blé, Seigle, Avoine, Orge, Sarrasin.
FROMAGES: Eviter le lait et les produits laitiers qui contiennent du lactose et souvent des antibiotiques, sauf le fromage blanc.

 

 

 

Point 2 : Les substances « anti-candida » pour le tube digestif

 

Acide Caprylique: L'acide caprylique, qui est un acide gras naturel, a été signalé comme étant un anti-fongique efficace pour le traitement des candidoses chroniques[xix]. Il est nécessaire cependant d'employer une forme retard qui ralentit son absorption intestinale normalement trop rapide[xx], et permet un délitement plus lent au long du transit intestinal.

 

Ail: L'ail s'est révélé être un puissant anti-fongique naturel contre une grande variété de champignons. L'ail est particulièrement efficace contre le candida albicans, bien plus que ne le sont les anti-fongiques synthétiques chimiques[xxi].

 

Berberis vulgaris: L'épine-vinette a été utilisée en tant qu'anti-diarrhéique efficace, et en tant qu'agent anti-infectieux dans les médecines traditionnelles. Son action thérapeutique est due à sa forte concentration en un alcalcïde: la berberine. L'activité antibiotique et anti-fongique de cet alcaloïde est très documentée[xxii]. C'est un agent antimicrobien contre une grande quantité de micro-organismes dont le candida albicans. Son action sur le candida est semblable à son action sur les bactéries. Elle empêche en particulier le développement du candida qui survient normalement après un traitement par antibiotiques. EIle a une puissante action de normalisation du contenu bactérien de l'intestin, en agissant à la fois sur les bactéries pathogènes et sur les champignons.
La diarrhée est un symptôme fréquent chez les sujets porteurs d'une candidose chronique. La berberine a une activité antidiarrhéïque remarquable même dans les cas sévères. Elle a montré des résultats cliniques incontestables dans les cas de gastro-entérites sévères de diverses origines: cholera, amibiase, giardiase, entérites à colibacilles, à klebsielles ou à shigellae, salmonellose, et également dans les cas de diarrhée à candidose intestinale.
Un autre symptôme commun chez les patients porteurs de candidose chronique est un affaiblissement des fonctions immunitaires. La berberine est dans ces cas très utile par son activité immuno-stimulante. Son action la plus caractéristique sur ce plan concerne la rate dont elle renforce l'activité, et contribue ainsi a augmenter l'activité immunitaire du système réticulo-endothélial[xxiii]. La berberine a également montré une action sur les macrophages[xxiv]qui luttent contre le développement des virus, des cellules tumorales, des champignons, et bactéries.


D'autres plantes contiennent également de la berberine: HYDRASTIS CANADENSIS et BERBERIS AQUIFOLIUM.

 

Pau d'Arco: (Lapacho) Cette plante sud-américaine est connue depuis longtemps dans la médecine traditionnelle et est utilisée dans le traitement des infections et du cancer. La plupart de ses activités sont dues à la présence d'un alcaloïde particulier: le lapachol. Il est considéré comme l'un des agents naturels anti-tumoraux les plus puissants. La plante contient un autre composé appelé la xyloidine qui, associée au lapachol possède une activité anti-fongique notoire[xxv]

 

Matricaria Chamomilla: La camomille allemande contient plusieurs composés qui détruisent le candida. Elle est traditionnellement utilisée pour les colites, les diarrhées, les indigestions qui sont des symptômes de candidose chronique[xxvi].

 

Echinacea Purpurea: Une étude comparative a été réalisée en utilisant un extrait de Echinacea Purpurea comme agent immuno-stimulant afin de tester la fréquence de récidive des mycoses chroniques et récidivantes à candida albicans[xxvii].L’étude a été menée par contrôle de l’immunité à médiation cellulaire grâce à des multitests Mérieux™. L’extrait de plante a été administré par voie intra-musculaire et en gouttes buvables. Déjà après deux semaines de traitement, on constate dans le groupe traité une augmentation statistiquement significative des lymphocytes T, et après 10 semaines de traitement, une réduction notoire du pourcentage des candidoses récidivantes par rapport au groupe témoin.

 

Extrait de pépin de pamplemousse: Il s’agit d’un extrait concentré qui s’utilise en très petites quantités (2 à 3 gouttes par jour) et qui permet de nettoyer le tube digestif des candidas qui se sont développés en excès.

 

Epices: Certains épices tels que le Gingembre, le Cinnamonum, le Thym, la Mélisse, le Romarin contiennent des substances à activité fongicides[xxviii].

 

 

Point 3 : L’hygiène intestinale

 

Lacto-bactéries

L- Acidophilus est le type de bactérie que l'on trouve normalement dans les yogourts. Il est capable de ralentir le développement des cultures de candida albicans[xxxvii]. Mais de nombreux sujets ne supportent plus les produits laitiers auxquels ils sont allergiques. Aussi est-il nécessaire de le prescrire sous forme de capsules.

Lactobacillus et Lactobifidus sont des bactéries symbiotiques qui se trouvent normalement dans le tube digestif et font normalement partie de la flore intestinale normale. Ils sont tués par les antibiotiques et doivent être ré-ensemensés systématiquement après les traitements chimiques anti-bactériens, mais peuvent être pris de manière systématique en cures préventives, ou systématiquement pendant plusieurs jours après chaque irrigation colonique.

Il éxiste de nombreux aliments "vivants" capables de soutenir activement la production de bactéries amies nécéssaires dans le rétablissement de l'équilibre intestinal et le contrôle du candida albican, par exemple: tempeh, choucroute crue, miso, etc..


Hydrothérapie du colon

 

Le développement des candidas commence toujours au niveau du tube digestif, et de manière préférentielle au niveau du gros intestin et du coecum. Afin d’éliminer le plus efficacement et le plus rapidement possible les colonies de champignons, il est conseillé de pratiquer des lavements intestinaux. Mais les simples lavements rectaux ne peuvent que difficilement atteindre cette région intestinale profonde, aussi la technique de choix pour nettoyer correctement le colon en cas de candidose chronique est certainement l’irrigation colonique.

 

L'irrigation colonique, ou hydrothérapie du côlon, consiste en un lavement à grande eau du côlon qui permet un nettoyage complet, plus en profondeur qu'un simple lavement. Cette technique est rendue possible grâce à un appareil sophistiqué[xxxviii], branché sur l'eau courante, et qui, équipé à un système de filtres, de détendeurs, de manomètres et de mitigeurs, permet d'obtenir une eau douce, pure, et un débit et une pression et une température stables pendant tout le traitement.

 

L'eau est introduite au moyen d'une canule à double fonction: Un petit tuyau permet l'arrivée de l'eau, un plus gros permet l'évacuation des matières fécales. En actionnant une vanne qui contrôle l'ouverture ou la fermeture de l'arrivée d'eau, on provoque, par vagues successives, l'évacuation de la totalité des matières contenues dans le côlon, sans effort et sans douleur. Le traitement complet consomme environ 100 à 150 litres d'eau, et dure environ une heure.

La fréquence des traitements dépend de l'état de santé du malade et doit être évaluée par le médecin. Il est conseillé de faire plusieurs séances et de les espacer de plusieurs jours (de 3 jours à une semaine). Un résultat se faisant rarement sentir dès la première séance, mais souvent après trois séances.

 

L'hydrothérapie du côlon permet non seulement un nettoyage complet de la muqueuse intestinale, mais constitue également une méthode diagnostique. Des vers intestinaux insoupsonnés peuvent être ainsi mis en évidence. Selon l'aspect, la couleur et l'état des matières, on peut mieux apprécier le fonctionnement intestinal. Le patient ayant la possibilité de vérifier l'état de ses selles comprend très vite les raisons des troubles pour lesquels il consulte. L'hydrothérapie du côlon permet de se sentir "propre" et comme remis "à neuf" et "léger". Les ballonnements, gaz, gênes diverses disparaîssent. Non seulement le patient se sent en meilleure état sur le plan digestif, mais encore les organes de voisinage (vessie, utérus, ovaires, reins) n'en seront que plus à l'aise. Il s'agit d'une véritable cure de décrassage et de purification.

 

 

POINTS IMPORTANTS :

 

- Relation fungus et métaux lourds.

 

Un point capital et pourtant presque systématiquement occulté est que dans une grande partie des cas, l'intoxication aux métaux lourds est accompagnée d'une prolifération de candida albicans.

 

Le candida albicans est en fait un "ami" contre le mercure et les autres métaux toxiques. Les 2 meilleurs chélateurs du Mercure ne sont pas le DMPS ou le DMSA. Non, ce sont le Candidas Albicans et le gène APOE 2, celui de la longue vie. Bon, nous avouerons qu'ils ne sont pas parmi les plus pratiques comme chélateurs : trop d'effet secondaires, mais ceci a quand même le mérite d'être mieux que d'enfermer, en désespoir de cause, le mercure dans des futurs tumeurs cancéreuses.

 

La stratégie est :

 

1) Avant, ou au début d'une désintoxication aux métaux lourds :
- ne pas essayer de se débarrasser des mycoses à tout prix, sinon, c'est le Candidas Albicans, reine des mycoses, qui entrera en jeu.

- ne pas attaquer directement le Candidas Albicans
- remonter ses systèmes de défenses : indium, ozone, ormus, vit C, adaptogènes, chlorure de magnésium, Huiles Essentielles, Extrait de Pépins de pamplemousse

JAMAIS d'antibiotiques : ils mutent au contact du mercure

 

2) Au fur et à mesure de la désintoxication aux métaux lourds :
- les mycoses et candidoses vont devenir progressivement inutiles, et disparaîtront, en grande partie, d'elles même.
- cependant, il se peut qu'au cours d'une élimination de mercure caché, une candidose ressorte temporairement : dans ce cas là, il faut s'en débarrasser LE PLUS VITE POSSIBLE (sans antibiotiques, au risque de revenir des mois en arrière).

 

- Relations Iode et infections fongiques (internes/cutanées)

 

L'Iode est l'oligo-élément indispensable nécéssaire à l'organisme pour contrôler toute infection fongique. Parmi les fonctions extra-thyroïdienne de l'Iode se trouve son rôle antiseptique général prémunissant les tissus de tout déséquilibre bactérien. L'Iode agit littéralement comme un agent de désinfection et "arbitre" l'équilibre bactérien à l'intérieur de notre organisme. Aujourd'hui, pour un ensemble de raisons habilement détaillées dans notre article sur l'Iode, une dépletion sévère en Iode s'est installée.

 

 

 

 

 

  PARTIE 2. RELATION CANDIDA ET CANCER.

 

 

1. Le candida est toujours présent dans le cancer

 

Il y a un grand nombre de travaux qui documentent la présence constante du mycète dans les tissus des patients cancéreux, spécialement chez les patients en phase terminale.

 

Ces dernières années, nous avons observé un crescendo de voix qui se préoccupent de ce terrible champignon au point de le définir comme le “problème le plus important et le plus urgent que l’oncologie doit résoudre.” Les chiffres suivants concernant la coexistence du Candida et du cancer ont été collectés par plusieurs auteurs :

 

R. L. Hopfer 79%
U. Kaben 80%
W. T. Hughes 91%
T. E. Kiehn 97%

 

Les pourcentages observés sont vraiment impressionnants, spécialement quand on considère la difficulté de voir le Candida dans les matériaux organiques examinés. Cela a aussi été rapporté par R. S. Escuro, Z. O. Karaev et T. J. Walsh (54).
Les résultats positifs cités ci-dessus nous permettent de confirmer que le Candida est toujours présent dans les tissus des patients cancéreux. Non seulement ça, mais l’espèce Candida représente aujourd’hui, d’après plusieurs chercheurs, la première cause de morbidité et de mortalité chez les patients affectées par les néoplasies du système hémolymphopoïétique. (55)

 

O. Uzun a même analysé toutes les données, de 1974 à 1999, concernant la présence de candidoses chez les patients et les facteurs pronostiques, y compris les éléments prévisibles de mortalité, et il est parvenu à la conclusion que le taux global de mortalité chez les patients du cancer varie entre 33 et 75% et que cela est indépendant du type du Candida infectant (56)

 

Le phénomène est d’habitude interprété comme une conséquence de l’affaiblissement et de l’épuisement de l’organisme en raison des lésions néoplasiques. Au contraire, nous devons croire que l’agression du Candida, au sens carcinogénique, a lieu après les phases pathogènes superficielles - c’est-à-dire, après les candidoses classiques épithéliales en plusieurs stades :


a) enracinement dans les tissus connectifs profonds (dans les divers organes).
b) expansion avec évocation de la réaction organique qui tente d’enkyster les colonies fongiques, le résultat étant la formation de néoplasies.
c) croissance à la fois dans les tissus environnants et éloignés (métastases).
d) épuisement progressif de l’organisme avec pour conséquence une invasion globale de celui-ci. C’est le stade communément observé et considéré comme “opportuniste”.
e) décès.
En résumé, le Candida n’est pas une cause post hoc mais ante hoc.

 

 

2. Le mécanisme d'adaptabilité du Candida

 

Les tumeurs sont conceptuellement un seul phénomène.
Les tumeurs sont un seul phénomène, mais il y en a de nombreux types. Pourquoi ?
D’après les vues officielles qui considèrent l’altération génétique comme base du développement néoplasique, il est possible que cette altération puisse se manifester dans n’importe quel environnement avec tous types de différenciations typologiques.

 

D’après le point de vue microbiologique, c’est toujours le Candida qui envahit les différentes parties anatomiques, suscitant diverses réactions en fonction des organes dont il se nourrit.
Ces comportements sont fonction de la quantité et de la qualité des tissus affectés. Un organe dont le tissu connectif a été envahi se défend par une hyperproduction cellulaire qui tente d’enkyster les colonies fongiques qui essaient de coloniser complètement l’organisme. C’est de cette manière que la totalité des variétés histologiques des néoplasies peut être expliquée et cette variété histologique n’a aucune influence sur la détermination de la cause, qui est toujours et uniquement le Candida.

 

C’est de cette manière que, lors d’un événement néoplasique, certains gènes peuvent être hyperexprimés - c’est-à-dire amplifiés - dans un effort défensif déterminé par les besoins hyperproducteurs du tissu. Cette réaction est normale et non pas du tout atypique. Considérons l’exemple suivant. Si nous prenons une épine inerte, par exemple celle d’un oursin et que nous l’insérons d’abord dans la peau, puis dans les bronches, les os, le cerveau et dans d’autres zones du corps, nous évoquerons une réponse immune de type cellulaire tendant à enkyster cette épine, c’est-à-dire visant à former une sorte de cocon en lequel elle l’enferme.

 

De même, le système immunitaire interprète les colonies fongiques au-delà d’une certaine dimension comme des corps étrangers stimulant une réaction d’enkystement qui engage les cellules du tissu envahi. L’épine ou le champignon peut de ce fait causer selon les cas, un épithéliome, un adénocarcinome, un ostéosarcome, un glioblastome, etc. Dans les premiers moments de l’invasion, l’organisme est capable d’envoyer des cellules mûres pour contenir le champignon proliférant : c’est le phénomène de la tumeur différenciée. Quand les colonies deviennent plus puissantes et que les tissus sont épuisés, les cellules deviennent de plus en plus immatures jusqu’à devenir anaplasiques. De plus, la proportion entre tissus différenciés et tissu connectif détermine la capacité de réaction et ainsi le degré de malignité d’une néoplasie. Moins il y a de cellules nobles, plus la tumeur devient maligne et invasive.

 

Donc, d’un côté nous avons les tissus nobles qui ne peuvent pas être attaqués (les muscles et les nerfs) et de l’autre le simple tissu connectif. Le tissu glandulaire est à mi-chemin entre ces deux éléments, simplement parce qu’il est pourvu d’une structure complexe qui lui confère une certaine capacité à enkyster le champignon et qu’il peut ainsi s’opposer à son invasion en produisant le phénomène de tumeur bénigne. Par exemple, si nous considérons la thyroïde, nous pouvons voir que, dans cette glande, des néoformations peuvent prendre n’importe quel degré de malignité, elles peuvent même posséder des caractéristiques histologiques bénignes, comme c’est le cas pour les carcinomes folliculaires encapsulés, il y a longtemps appelés adénomes bénins métastasants.


Cela peut arriver parce que le concept de “tumeur bénigne” n’a pas de valeur absolue. Dans ce cas, même s’il est vrai que les cellules fongiques ne peuvent pas normalement traverser la barrière des cellules différenciées, cela ne signifie pas que, dans des conditions particulières, elles ne peuvent pas y réussir.
C’est pour cette raison que de telles néoformations sont considérées comme “bizarres” en oncologie.
Mais de telles bizarreries peuvent être facilement expliquées par la clé d’interprétation que nous donne l’infection fongique. Quand le tissu glandulaire est épuisé, la tumeur bénigne devient maligne.

 

D’un point de vue pratique, c’est toujours le même Candida qui attaque différents tissus, chaque fois s’adaptant lui-même au type d’environnement qu’il trouve. Les caractérisations d’espèce usuellement assignées aux différents Candida (Candida albicans, C. krusei, C. parapsilosis, C. glabrata, C. tropicalis et d’autres) sous-estiment le fait qu’ils proviennent tous d’un seul progéniteur qui, quand il mute génétiquement pour attaquer un hôte, se transforme lui-même en telle ou telle population.(59)

 

R. L. Hopfer, par exemple, a trouvé pas moins de quatre espèces différentes de Candida dans les cultures post-mortem d’un patient leucémique.
N. Aksoycan a démontré que sept populations différentes de Candida avaient en réalité la même structure antigénique.
F. C. Odds rapporte comment la même population de Candida a pu coloniser différentes aires anatomiques à différents moments.
J. Hellstein a trouvé une origine clonale commune de Candida albicans à la fois chez des populations commensales et chez des populations pathogènes.

 

 

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ETUDE SCIENTIFIQUE APPROFONDIE SUR CANDIDA ALBICANS :

 

http://www.affairesjs.com/candida.htm

 

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Bibliographie:

 

[i] « Candida Albicans » - Ray Wunderlich & D. Kalita - Keats publishings, inc.
[ii] Il s’agit le plus souvent de la souche « ALBICANS » mais il peut s’agir également des souches PARAPSILOPSIS, GLABRATA, KRUSEI ou TROPICALIS.
[iii] « Chronic candidasis and allergy » - KROKER G.F. in "Food allergy and intolerance" - W.B.Sanders - Philadelphia 1987 (p. 850-872)
[iv] « The missing diagnosis » - TRUSS O. - PO box 26508 - Birmingham - AL 1983
[v] « The yeast connection » - William G. CROOK, M.D. - Jackson, Tennessee - Professional Books, 1983
[vi] Les antibiotiques les plus souvent en cause sont ceux qui sont dérivée de cultures de champignons, encore appelés mycosiques, telle la pénicilline. Selon Glauser (du laboratoire Séphal à Vevey), toute personne ayant reçu dans sa vie une seule injection de pénicilline devient pour toujours un porteur chronique.
[vii] anti-fongique = médications empêchant le développement des champignons
[viii] Il s’agit ici d’un des points les plus importants qui sera développé dans un prochain chapitre
[ix] La candidine est la toxine principale secrétée par le candida albicans
[x] Cette toxine a été particulièrement étudiée par Mlle Dreyfus, chargée du service de mycologie à la faculté de médecine de Paris, dams le laboratoire du Professeur Tanon.
[xi] Odds « Candida and candidosis », 2° Ed. Ballière Tindall 1988
[xii] Saprophyte veut dire que ce champignon microscopique, qui ne possède pas de pigment chlorophyllien, dépend pour vivre, de la nourriture que lui fournit son hôte.
[xiii] Bland - Jeffrey « Hidden diseases caused by candida », Preventive medecine - 3, 12; 1984
[xiv] Hunnisett "Gut fermentation syndrome" J. Nut. Med. 1:1 1990
[xv] Horowitz B.J. "Sugar chromatography studies in recurrent candida vulvovaginitis" - J. Repro. Med. 7:441-443, 1984
[xvi] Lablanchy J.P. « Les candidoses » - Bulletin de l’Association Médicale Kousmine Internationale - N°5 - 1° sem 1993
[xvii] "Allium sativum, a natural antibiotic" ADETUMBI M.A. - Medical hypothesis - 1983 - n°12 - p.227-237
" The effect of aqueous garlic extract on the growth of dermatophytes" AMER T. - International journal of dermatology - 1980 - n°19 - p.285-287
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[xviii] Ibidem 6
[xix] "Sodium caprylate, a new and effective treatment of moniliasis of the skin and mucous membranes". - KEENEY E.L. - Bull. Johm Hopkins Hosp. - 1946 - n°78 - p.333-339
"Success treatment of intestinal moliliasis with fatty acid resin complex" - NERHAUSER I. - GUSTUS E.L. - Arch. Intern. Med. - 1954 - n°93 - p.53-60
[xx] "Octanoic acid absorption and oxidation in humans" - SCHWABE A.D. - BENNETT L.R. - BOWMAN L.P. - Journ. Applied Physiology - 1964 - n°19 - p.335-337
[xxi] Ibidem 6
[xxii] "Handbook of medicinal herbs" - DUKE J.A. - CRC Press - Boca Raton - FL - 1985
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[xxiii] "Study of some pharmacologic actions of berberine" - SABIR M. - BHIDE N. - Ind. J. Phys. Pharm. - 1971 - n°15 - p.111-132
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[xxv] "A textbook of natural medecine" WILLARD T. - John Bastyr College Publications - Seattle - WA - 1988
[xxvi] Ibidem 17
[xxvii] « Rezidivierende Candidasis » - E. Coeugniet - R. Kühnast
[xxviii] Ibidem 17
[xxix] Galland l. "Nutrition & Candidasis" J. Ortho. Psy. 14:50-60, 1985
[xxx] Am. J. Clin. Nutr. 34:1906-11, 1981
[xxxi] Galland l. "Nutrition & Candida Albicans" J. Bland, Ed. A year in nutritional medecine, 1986
[xxxii] Brostoff, Jonathan & Challacombe, Stephen "Chronic candidasis & allergy" in food allergy & intolerance, Bailliere Tindall, 1988
[xxxiii] Boyne R., Arthur J.R., "The response of selenium deficient mice to candida albicans infection" J. Nutr. 116(5):816-822, 1986
[xxxiv] Truss, Orian - "Metabolic abnormalities in patients with chronic candidasis" J. Orth. Med. 13:66 - 93, 1984
[xxxv] Galland l. "Nutrition & candidasis" J. Ortho. Psy. 14:50-60, 1985
[xxxvi] "Nutrition and Candidosis" - GALLAND L. - Journal of orthomolecular psychiatry - 1985 - n°15 - p.50-60
"Nutritional factors and oral candidosis" - SAMARANAYAKE L.P. - Journal of oral pathology - 1986 - n°15- p.61
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"The response of selenium-deficient mice to candida albicans infection" - BOYNE R. - ARTHUR J.R. - Journal of nutrition - n°116 - 1986 - p.816-822
[xxxvii] "Inhibition of candida albicans by lactobacilus acidophilus" - COLLINS E.B. - HARDT P. - J. dairy sc. - 1980 - n°63 - 830-832
[xxxviii] L'Association Médicale Kousmine Internationale conseille l'utilisation de l'appareil américain "HYDRO-SAN II" distribué en France par le Laboratoire BIOPHYTAROM - CAP 18 - 43 Rue de l’évangile - 75886 Paris Cedex 18.

 

Dr Philippe-Gaston BESSON - Genève
(Extrait du livre : Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi - Editions Trois Fontaines - Dr Ph G Besson)

 

 

 

 

 

 

 

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